Thursday, August 23, 2007
Wednesday, August 22, 2007
There are Tigers here...
Local Newspaper:
"Aceh Selatan - The viciousness of tigers in the mountain of Meukek Sub-district, Aceh Selatan seems no indication to slow down. Within the last two months, there are three people had been deadly attacked by those tigers. The latest incident occurred to Amiruddin (50), a villager of Buket Meuh on Tue (14/8). Amiruddin was founded dead on Wed (15/8) afternoon. Villagers believe that he was attacked by the tiger in that area. His body was founded by a man who passed his nutmeg farm in Panton Kuba Mountain. This man saw blood scattered about near the scene and then he went down the mountain and reported it to locals. Residents then went to the scene and found the body of Amiruddin incompletely. His head and thigh were gone."
"Aceh Selatan - The viciousness of tigers in the mountain of Meukek Sub-district, Aceh Selatan seems no indication to slow down. Within the last two months, there are three people had been deadly attacked by those tigers. The latest incident occurred to Amiruddin (50), a villager of Buket Meuh on Tue (14/8). Amiruddin was founded dead on Wed (15/8) afternoon. Villagers believe that he was attacked by the tiger in that area. His body was founded by a man who passed his nutmeg farm in Panton Kuba Mountain. This man saw blood scattered about near the scene and then he went down the mountain and reported it to locals. Residents then went to the scene and found the body of Amiruddin incompletely. His head and thigh were gone."
Tuesday, August 07, 2007
un week end entre amis dans un petit coin de Paradis...
L'île s'appelle Pulau Weh, plus connu sous le nom de Sabang (le nom de la "ville")... C 'est endroit c'est Ibuoih, petit hameau de bungalows pour backpackers et expats humanitaires... ici, les filles peuvent se mettre en maillot et on boit de la bière en regardant le soleil couchant.. un grand bol d'air frais lorsque Banda Aceh devient étouffant...
Merci à Sébastian pour les photos!

Merci à Sébastian pour les photos!
Trip to Lhokseumawe... continuation and end
Friday, August 03, 2007
But how is chocolate made?????
Many of us have NO idea.. Well, here goes, with pictures from the trip I just took with my boss, Wolfram, to Lhokseumawe and our organic cocoa plantation project there... Quite an experience! More pictures to follow..
Cocoa beans

And again...

And inside.... You can suck those white parts.. it's delicious! But the chocolate bean is inside and can't be eaten.. It has to be dried!

A cocoa farmer and our office manager in Lhokseumawe Ibu Lady
Cocoa beans
And again...
And inside.... You can suck those white parts.. it's delicious! But the chocolate bean is inside and can't be eaten.. It has to be dried!
A cocoa farmer and our office manager in Lhokseumawe Ibu Lady
Wednesday, July 18, 2007
Some things never change..
Sidérée j'étais en lisant cet article du monde:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-936368@51-912447,0.html
Moi qui viens de faire Martin Luther King et l'émancipation de la communauté noire aux USA je suis replongée il y a 45 ans en lisant "L'arbre de la colère"...
N'oublions pas, ce serait trop bête...
L'arbre de la colère
LE MONDE | 17.07.07 | 15h17 • Mis à jour le 17.07.07 | 15h17
est une histoire du vieux Sud. Une histoire tragique, hantée par des démons surgis d'un autre temps. Une histoire en noir et blanc.
A l'ombre d'un vieil arbre, splendide et harmonieux, déployant généreusement ses branches, déjeunaient depuis des décennies les élèves blancs du lycée de Jena, petite ville de 3 000 habitants nichée au fin fond de la Louisiane et à la population blanche à 85 %. Cette organisation ancestrale de la cour de l'école qui reléguait les élèves noirs à la périphérie aurait pu perdurer si un jeune garçon noir, à la rentrée scolaire 2006, n'avait osé poser publiquement la sulfureuse question : "Pouvons-nous, nous aussi, nous asseoir sous le feuillage ?" La réponse de la direction fut très claire : "Asseyez-vous où bon vous semble !" Et sous le regard courroucé d'élèves blancs, une poignée de jeunes Noirs se glissèrent à l'ombre du vieil arbre.
Le lendemain matin, 1er septembre 2006, trois cordes à noeud coulant pendaient à une branche de l'arbre. Deux cordes noires entourant une corde peinte en or : les couleurs de l'école. Les élèves noirs furent horrifiés, leurs parents mortifiés. "Pas besoin d'être historien pour comprendre le message !, dit Caseptla Bailey, la maman d'un élève. La corde, dans cette région, évoque l'esclavage, les lynchages et le Ku Klux Klan. Ce passé n'est pas si lointain. Ce geste disait à nos enfants : "Sales nègres, on aura votre peau !""
Trois élèves blancs sont rapidement identifiés comme auteurs de la provocation. Mais le principal du lycée, qui souhaite leur exclusion, est contredit par le superintendant et le conseil de l'école, qui concluent qu'une telle "gaminerie" ne mérite pas plus que trois jours de suspension. Offusqués que l'affaire soit prise avec tant de légèreté par l'administration, les parents noirs se réunissent un soir dans une église baptiste pour discuter d'une possible réaction. Et le lendemain, quelques élèves noirs - parmi lesquels une poignée de sportifs, stars locales de l'équipe de football - improvisent sous l'arbre "blanc" une petite manifestation. Panique de l'administration. Une assemblée générale de l'école est aussitôt convoquée lors de laquelle le procureur général du district, Reed Walters, entouré d'une douzaine d'officiers de police, prend la parole et menace les jeunes manifestants. "Je vous préviens, dit-il en fixant les sportifs. Je peux être votre meilleur ami ou votre pire ennemi. Et je peux, d'un trait de plume, anéantir vos vies."
Le lendemain, la police patrouille dans les couloirs du lycée ; le surlendemain, l'école est bouclée. Les parents, effarés, viennent chercher leurs enfants ou refusent qu'ils y retournent. Le principal de l'établissement affirme à la radio que l'ordre règne désormais, et le journal local, le Jena Times, affirme que tout est décidément de la faute des parents noirs qui, en se réunissant, ont fait d'une plaisanterie de potaches une affaire de racisme, et provoqué eux-mêmes l'agitation de leurs rejetons.
La vie reprend donc son cours au lycée de Jena, marquée par une tension palpable entre élèves blancs et noirs (notamment le petit clan auteur de la provocation des cordes et le groupe de sportifs) et l'irritation croissante des professeurs (en quasi- totalité blancs), furieux que leurs élèves noirs aient osé parler de racisme et décidés à leur rappeler durement la discipline évoquée par le procureur. Cela n'empêche pas un garçon noir de 16 ans, Mychal Bell, de faire gagner une nouvelle fois l'équipe des Jena Giants et d'être célébré dans le journal comme le meilleur joueur du moment. Des propositions de grandes universités, attirées par ses exploits sportifs, affluent, laissant espérer à sa famille dénuée de ressources qu'il est tiré d'affaire.
Mais, dans la nuit du jeudi 30 novembre, un incendie criminel dévaste une partie du lycée. Quatorze classes sont détruites, la petite ville est sous le choc et la police à cran. Le week-end qui suit est violent. Le vendredi soir, un des jeunes sportifs noirs qui se présentait à une fête fréquentée par les Blancs se fait boxer dès l'entrée par un adulte blanc, puis tabasser par des lycéens arrivés en renfort. Le lendemain, croisant trois élèves noirs qui sortaient d'une épicerie, un jeune Blanc, impliqué dans la rixe de la veille, court à sa voiture prendre une carabine qu'il braque sur les jeunes gens. Une bagarre s'ensuit, le Blanc est désarmé par les lycéens qui s'enfuient. Rattrapés par la police, ils sont inculpés de "voie de fait" et... "vol d'arme". Inquiets de cette escalade, plusieurs professeurs prient la direction de l'école de reporter l'ouverture du lycée. Mais, le lundi 4 décembre, les cours reprennent normalement. Jusqu'à l'heure du déjeuner.
Difficile de savoir ce qui s'est passé alors. Des regards de défiance, des insultes, un doigt d'honneur sous le nez d'un des sportifs noirs par un élève blanc - un certain Justin Barker -, adepte du mot "nègre", ami des bagarreurs de la veille et des auteurs de la "plaisanterie" des cordes... Le voilà en tout cas qui reçoit un coup de poing, s'écroule, reçoit des coups de pied et perd connaissance. La confusion est totale, aucun témoin ne voit la même chose. Mais Justin Baker est transporté à l'hôpital et la police ne tarde pas à coffrer six jeune Noirs, les six sportifs déjà remarqués lors de la première manifestation. Le procureur les inculpe d'abord de "coups et blessures". Mais la colère d'une poignée de professeurs enjoignant la direction du lycée à plus de fermeté le fait réfléchir. Désormais, c'est de "tentative de meurtre" et "complot" dont ils sont accusés. Pour une bagarre de lycéens, ils risquent cent ans de prison.
Le procureur tient d'ailleurs à mettre les points sur les i. Dans un texte publié par le Jena Times, il avertit : "A ceux qui ont causé ces incidents, je dis que vous serez poursuivis dans l'interprétation la plus étendue possible de la loi et pour les crimes les plus graves que justifient les faits. Et pour votre condamnation, je réclamerai la peine maximale autorisée par la loi. Je veillerai à ce que vous ne menaciez plus jamais les élèves d'une école de la région." La communauté noire est abasourdie. Les six garçons sont définitivement exclus de l'école, les cautions exigées pour leur libération conditionnelle (de 70 000 à 138 000 dollars) bien trop élevées pour la plupart des parents, qui habitent dans des mobile homes ou des baraquements. Trente-cinq pasteurs de la paroisse se regroupent alors pour appeler à la paix dans la communauté. Une prière commune réunit même la petite ville, un soir de décembre, au stade de football. Car c'est bien cela le problème, croit comprendre le Jena Times, qui exclut tout soupçon de racisme : on ne prie plus assez !
Malgré les protestations des parents, la mobilisation de plusieurs associations défendant les libertés et les droits de l'homme, la création à Jena d'une section de l'historique NAACP (l'une des principales organisations de défense des Africains-Américains, qui se bat depuis 1909 contre la ségrégation raciale), les six sportifs noirs restent en prison. Le jeune Blanc parti en ambulance ? Il va bien. Sorti de l'hôpital trois heures après la bagarre, il a assisté le soir même à une cérémonie de l'école. On l'a depuis trouvé en possession d'un fusil chargé de 13 balles planqué dans sa camionnette garée devant l'école.
La suite est aussi affligeante. Et le premier procès - celui de Mychal Bell, la star de football -, qui a eu lieu les 26, 27 et 28 juin, a été la caricature effarante d'une justice pour riches, d'une justice pour Blancs. Dans une salle de tribunal partagée en deux - à droite, les Blancs réunis autour de Justin Barker et de sa famille ; à gauche, les familles et amis des six Noirs inculpés -, Mychal Bell a dû affronter un jury entièrement blanc, un procureur blanc, un juge blanc et dix-sept témoins blancs. Son avocat, noir, commis d'office, ne lui a posé aucune question, n'a pas mis en cause le jury, n'a relevé aucune des nombreuses contradictions des témoins et n'en a lui-même cité aucun. Il n'a pas été question des provocations raciales, des cordes de pendu, des bagarres, des insultes ; pas un mot sur l'avenir du jeune sportif qui, avant de passer les sept derniers mois en prison, se distinguait par de bons résultats scolaires. Rien. Le jeune homme a eu beau chuchoter quelques mots à l'oreille de son défenseur sur les désaccords flagrants entre les témoins, il n'en a pas tenu compte.
Alors, quand le procureur, après avoir annoncé à l'ouverture du procès qu'il renonçait à l'inculpation pour "tentative de meurtre", a demandé au jury de reconnaître Mychal Bell coupable de "coups et blessures aggravés" et de "complot", les six jurés l'ont suivi à l'unanimité. Et qu'importe si ce chef d'accusation, qui expose à vingt-deux années de prison, exige, selon la loi de Louisiane, l'usage d'une "arme dangereuse". Les chaussures de tennis du garçon ont fait l'affaire ! Le juge tranchera le 31 juillet. Les parents de Mychal Bell, comme ceux des cinq autres jeunes Noirs en attente de procès, sont écoeurés. "Le garçon n'avait aucune chance", dit tristement Cleveland Riser, un vieux sage qui a connu le temps des bus, des écoles, des fontaines réservés aux Blancs. "Ce procès est le pire exemple d'erreur judiciaire que j'aie jamais rencontré", assure Alan Bean, un pasteur blanc activiste, fondateur de l'association Amis de la justice. "Un lynchage des temps modernes", laisse tomber une femme noire à la sortie du tribunal.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-936368@51-912447,0.html
Moi qui viens de faire Martin Luther King et l'émancipation de la communauté noire aux USA je suis replongée il y a 45 ans en lisant "L'arbre de la colère"...
N'oublions pas, ce serait trop bête...
L'arbre de la colère
LE MONDE | 17.07.07 | 15h17 • Mis à jour le 17.07.07 | 15h17
est une histoire du vieux Sud. Une histoire tragique, hantée par des démons surgis d'un autre temps. Une histoire en noir et blanc.
A l'ombre d'un vieil arbre, splendide et harmonieux, déployant généreusement ses branches, déjeunaient depuis des décennies les élèves blancs du lycée de Jena, petite ville de 3 000 habitants nichée au fin fond de la Louisiane et à la population blanche à 85 %. Cette organisation ancestrale de la cour de l'école qui reléguait les élèves noirs à la périphérie aurait pu perdurer si un jeune garçon noir, à la rentrée scolaire 2006, n'avait osé poser publiquement la sulfureuse question : "Pouvons-nous, nous aussi, nous asseoir sous le feuillage ?" La réponse de la direction fut très claire : "Asseyez-vous où bon vous semble !" Et sous le regard courroucé d'élèves blancs, une poignée de jeunes Noirs se glissèrent à l'ombre du vieil arbre.
Le lendemain matin, 1er septembre 2006, trois cordes à noeud coulant pendaient à une branche de l'arbre. Deux cordes noires entourant une corde peinte en or : les couleurs de l'école. Les élèves noirs furent horrifiés, leurs parents mortifiés. "Pas besoin d'être historien pour comprendre le message !, dit Caseptla Bailey, la maman d'un élève. La corde, dans cette région, évoque l'esclavage, les lynchages et le Ku Klux Klan. Ce passé n'est pas si lointain. Ce geste disait à nos enfants : "Sales nègres, on aura votre peau !""
Trois élèves blancs sont rapidement identifiés comme auteurs de la provocation. Mais le principal du lycée, qui souhaite leur exclusion, est contredit par le superintendant et le conseil de l'école, qui concluent qu'une telle "gaminerie" ne mérite pas plus que trois jours de suspension. Offusqués que l'affaire soit prise avec tant de légèreté par l'administration, les parents noirs se réunissent un soir dans une église baptiste pour discuter d'une possible réaction. Et le lendemain, quelques élèves noirs - parmi lesquels une poignée de sportifs, stars locales de l'équipe de football - improvisent sous l'arbre "blanc" une petite manifestation. Panique de l'administration. Une assemblée générale de l'école est aussitôt convoquée lors de laquelle le procureur général du district, Reed Walters, entouré d'une douzaine d'officiers de police, prend la parole et menace les jeunes manifestants. "Je vous préviens, dit-il en fixant les sportifs. Je peux être votre meilleur ami ou votre pire ennemi. Et je peux, d'un trait de plume, anéantir vos vies."
Le lendemain, la police patrouille dans les couloirs du lycée ; le surlendemain, l'école est bouclée. Les parents, effarés, viennent chercher leurs enfants ou refusent qu'ils y retournent. Le principal de l'établissement affirme à la radio que l'ordre règne désormais, et le journal local, le Jena Times, affirme que tout est décidément de la faute des parents noirs qui, en se réunissant, ont fait d'une plaisanterie de potaches une affaire de racisme, et provoqué eux-mêmes l'agitation de leurs rejetons.
La vie reprend donc son cours au lycée de Jena, marquée par une tension palpable entre élèves blancs et noirs (notamment le petit clan auteur de la provocation des cordes et le groupe de sportifs) et l'irritation croissante des professeurs (en quasi- totalité blancs), furieux que leurs élèves noirs aient osé parler de racisme et décidés à leur rappeler durement la discipline évoquée par le procureur. Cela n'empêche pas un garçon noir de 16 ans, Mychal Bell, de faire gagner une nouvelle fois l'équipe des Jena Giants et d'être célébré dans le journal comme le meilleur joueur du moment. Des propositions de grandes universités, attirées par ses exploits sportifs, affluent, laissant espérer à sa famille dénuée de ressources qu'il est tiré d'affaire.
Mais, dans la nuit du jeudi 30 novembre, un incendie criminel dévaste une partie du lycée. Quatorze classes sont détruites, la petite ville est sous le choc et la police à cran. Le week-end qui suit est violent. Le vendredi soir, un des jeunes sportifs noirs qui se présentait à une fête fréquentée par les Blancs se fait boxer dès l'entrée par un adulte blanc, puis tabasser par des lycéens arrivés en renfort. Le lendemain, croisant trois élèves noirs qui sortaient d'une épicerie, un jeune Blanc, impliqué dans la rixe de la veille, court à sa voiture prendre une carabine qu'il braque sur les jeunes gens. Une bagarre s'ensuit, le Blanc est désarmé par les lycéens qui s'enfuient. Rattrapés par la police, ils sont inculpés de "voie de fait" et... "vol d'arme". Inquiets de cette escalade, plusieurs professeurs prient la direction de l'école de reporter l'ouverture du lycée. Mais, le lundi 4 décembre, les cours reprennent normalement. Jusqu'à l'heure du déjeuner.
Difficile de savoir ce qui s'est passé alors. Des regards de défiance, des insultes, un doigt d'honneur sous le nez d'un des sportifs noirs par un élève blanc - un certain Justin Barker -, adepte du mot "nègre", ami des bagarreurs de la veille et des auteurs de la "plaisanterie" des cordes... Le voilà en tout cas qui reçoit un coup de poing, s'écroule, reçoit des coups de pied et perd connaissance. La confusion est totale, aucun témoin ne voit la même chose. Mais Justin Baker est transporté à l'hôpital et la police ne tarde pas à coffrer six jeune Noirs, les six sportifs déjà remarqués lors de la première manifestation. Le procureur les inculpe d'abord de "coups et blessures". Mais la colère d'une poignée de professeurs enjoignant la direction du lycée à plus de fermeté le fait réfléchir. Désormais, c'est de "tentative de meurtre" et "complot" dont ils sont accusés. Pour une bagarre de lycéens, ils risquent cent ans de prison.
Le procureur tient d'ailleurs à mettre les points sur les i. Dans un texte publié par le Jena Times, il avertit : "A ceux qui ont causé ces incidents, je dis que vous serez poursuivis dans l'interprétation la plus étendue possible de la loi et pour les crimes les plus graves que justifient les faits. Et pour votre condamnation, je réclamerai la peine maximale autorisée par la loi. Je veillerai à ce que vous ne menaciez plus jamais les élèves d'une école de la région." La communauté noire est abasourdie. Les six garçons sont définitivement exclus de l'école, les cautions exigées pour leur libération conditionnelle (de 70 000 à 138 000 dollars) bien trop élevées pour la plupart des parents, qui habitent dans des mobile homes ou des baraquements. Trente-cinq pasteurs de la paroisse se regroupent alors pour appeler à la paix dans la communauté. Une prière commune réunit même la petite ville, un soir de décembre, au stade de football. Car c'est bien cela le problème, croit comprendre le Jena Times, qui exclut tout soupçon de racisme : on ne prie plus assez !
Malgré les protestations des parents, la mobilisation de plusieurs associations défendant les libertés et les droits de l'homme, la création à Jena d'une section de l'historique NAACP (l'une des principales organisations de défense des Africains-Américains, qui se bat depuis 1909 contre la ségrégation raciale), les six sportifs noirs restent en prison. Le jeune Blanc parti en ambulance ? Il va bien. Sorti de l'hôpital trois heures après la bagarre, il a assisté le soir même à une cérémonie de l'école. On l'a depuis trouvé en possession d'un fusil chargé de 13 balles planqué dans sa camionnette garée devant l'école.
La suite est aussi affligeante. Et le premier procès - celui de Mychal Bell, la star de football -, qui a eu lieu les 26, 27 et 28 juin, a été la caricature effarante d'une justice pour riches, d'une justice pour Blancs. Dans une salle de tribunal partagée en deux - à droite, les Blancs réunis autour de Justin Barker et de sa famille ; à gauche, les familles et amis des six Noirs inculpés -, Mychal Bell a dû affronter un jury entièrement blanc, un procureur blanc, un juge blanc et dix-sept témoins blancs. Son avocat, noir, commis d'office, ne lui a posé aucune question, n'a pas mis en cause le jury, n'a relevé aucune des nombreuses contradictions des témoins et n'en a lui-même cité aucun. Il n'a pas été question des provocations raciales, des cordes de pendu, des bagarres, des insultes ; pas un mot sur l'avenir du jeune sportif qui, avant de passer les sept derniers mois en prison, se distinguait par de bons résultats scolaires. Rien. Le jeune homme a eu beau chuchoter quelques mots à l'oreille de son défenseur sur les désaccords flagrants entre les témoins, il n'en a pas tenu compte.
Alors, quand le procureur, après avoir annoncé à l'ouverture du procès qu'il renonçait à l'inculpation pour "tentative de meurtre", a demandé au jury de reconnaître Mychal Bell coupable de "coups et blessures aggravés" et de "complot", les six jurés l'ont suivi à l'unanimité. Et qu'importe si ce chef d'accusation, qui expose à vingt-deux années de prison, exige, selon la loi de Louisiane, l'usage d'une "arme dangereuse". Les chaussures de tennis du garçon ont fait l'affaire ! Le juge tranchera le 31 juillet. Les parents de Mychal Bell, comme ceux des cinq autres jeunes Noirs en attente de procès, sont écoeurés. "Le garçon n'avait aucune chance", dit tristement Cleveland Riser, un vieux sage qui a connu le temps des bus, des écoles, des fontaines réservés aux Blancs. "Ce procès est le pire exemple d'erreur judiciaire que j'aie jamais rencontré", assure Alan Bean, un pasteur blanc activiste, fondateur de l'association Amis de la justice. "Un lynchage des temps modernes", laisse tomber une femme noire à la sortie du tribunal.
Wednesday, July 04, 2007
GOOD NEWS VS BAD NEWS
The good news:
Alan Johnston is free: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-931230@51-909163,0.html
The bad news:
A bird flew into my forhead while I was driving my motorbike: it hurts. And I found a big white slug in my food at lunch. Life can be difficult sometimes.
Alan Johnston is free: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-931230@51-909163,0.html
The bad news:
A bird flew into my forhead while I was driving my motorbike: it hurts. And I found a big white slug in my food at lunch. Life can be difficult sometimes.
Thursday, June 28, 2007
Our little paradise: the secret beach
Monday, June 25, 2007
English classes at GTZ
Since I started with GTZ (German Technical Cooperation) one month ago, I get up every morning at 6:50 to give english classes from 7:30 to 12. My students are workers of Bank Indonesia, whose post-tsunami activities are supported by the GTZ Economic Recovery project; as well as local GTZ staff.
To be honest, with you, I first thought that being an english teacher would be boring as hell. First of all, I thought i wouldn't be a good one: I tend to loose my patience much too quickly and simply have no experience in being a "real teacher". I also thought it wouldn't bring me much personally..
God I was wrong. Although it's hard to get my butt on my motorbile so early, every morning is an enjoyable one: my students are intelligent and interesting people, and they give me the feeling of really contributing to adding something positive to their lives.
Most of them already had a basis in english and some of them are actually quite good. I also have three classes of BEGINNERS. And when I say beginners, believe me, there at the beginning of the beginning. I was scared that those classes especially would be tiring: they're the best! Most of these students are security gards or cleaners, and haven't really been to school that long, so it's very difficult for them to concentrate. They have two classes a week of one hour each. You should see the effort they give, it s really amazing. Here they are trying so hard to give me the right answer, and being SO aware that learning english could really help them improve their future professional career, or simply, opportunities. It is hard but they listen with their eyes one open and then repeat the same word ten times to make sure it will stay in their heads.. :)
Here are a few of them...
Fitri: a beautiful and extremely shy young girl who lost all her family in the tsunami.. There is a constant sadness on her face, but when she manages to do her exercise of participate in the discussion you see her light up and you feel she is feeling proud of herself. She's a "do-it-all" secretary and I know she dreams of more.. And I'm sure she'll get it one day.
Jet: jet is a guard/cleaning worker at Bank Indonesia. Jet probably suffer from a learning disorder or maybe even a kind of social disorder (I don't want to put wrong words on this). He hasn't been to school and is often treated as being a little "stupid". But he is simply amazing. Three weeks ago he couldn't say ANYTHING in english and now he is babbling on about anything all the time. He concentrates so hard during class and you can see how much effort he is giving to do so. He's a generous young man and so respectful. It's also extremely nice to feel him gain confidence and improve his english: i feel he is discovering he can also learn eventhough he' never been to school.
Hanif and Mustafa: two young men who have also been hurt by life, and whose faces clearly show it. But I was immediatly struck by their kindness and manners, so nice and respectful. They are also extremely motivated to speak english. Mustafa at first simply could not speak. When he read, i couldn't hear his voice he was speaking so softly, terrified of himself and his capacity to learn english. After three weeks, he speaks out more and is really trying to not be afraid of his mistakes. Hanif has so many dreams of better things and I hope learning english will help him reach them.
Rahmi: Is a local GTZ staff.. At first, I thought she just didn't care about anything as she just didn't communicate at all. I learned this morning she gave birth to a still-born child three weeks ago. Today in class she shared her experience and I recognize this strength Acehnese women find when confronted to tragedies. She also wrote me a full page describing her wedding so I could "understant our culture". She' an amazing woman.
I could describe all of them but I think i'll stop there.. next time, i'll post pictures!
Best to all,
Emily
To be honest, with you, I first thought that being an english teacher would be boring as hell. First of all, I thought i wouldn't be a good one: I tend to loose my patience much too quickly and simply have no experience in being a "real teacher". I also thought it wouldn't bring me much personally..
God I was wrong. Although it's hard to get my butt on my motorbile so early, every morning is an enjoyable one: my students are intelligent and interesting people, and they give me the feeling of really contributing to adding something positive to their lives.
Most of them already had a basis in english and some of them are actually quite good. I also have three classes of BEGINNERS. And when I say beginners, believe me, there at the beginning of the beginning. I was scared that those classes especially would be tiring: they're the best! Most of these students are security gards or cleaners, and haven't really been to school that long, so it's very difficult for them to concentrate. They have two classes a week of one hour each. You should see the effort they give, it s really amazing. Here they are trying so hard to give me the right answer, and being SO aware that learning english could really help them improve their future professional career, or simply, opportunities. It is hard but they listen with their eyes one open and then repeat the same word ten times to make sure it will stay in their heads.. :)
Here are a few of them...
Fitri: a beautiful and extremely shy young girl who lost all her family in the tsunami.. There is a constant sadness on her face, but when she manages to do her exercise of participate in the discussion you see her light up and you feel she is feeling proud of herself. She's a "do-it-all" secretary and I know she dreams of more.. And I'm sure she'll get it one day.
Jet: jet is a guard/cleaning worker at Bank Indonesia. Jet probably suffer from a learning disorder or maybe even a kind of social disorder (I don't want to put wrong words on this). He hasn't been to school and is often treated as being a little "stupid". But he is simply amazing. Three weeks ago he couldn't say ANYTHING in english and now he is babbling on about anything all the time. He concentrates so hard during class and you can see how much effort he is giving to do so. He's a generous young man and so respectful. It's also extremely nice to feel him gain confidence and improve his english: i feel he is discovering he can also learn eventhough he' never been to school.
Hanif and Mustafa: two young men who have also been hurt by life, and whose faces clearly show it. But I was immediatly struck by their kindness and manners, so nice and respectful. They are also extremely motivated to speak english. Mustafa at first simply could not speak. When he read, i couldn't hear his voice he was speaking so softly, terrified of himself and his capacity to learn english. After three weeks, he speaks out more and is really trying to not be afraid of his mistakes. Hanif has so many dreams of better things and I hope learning english will help him reach them.
Rahmi: Is a local GTZ staff.. At first, I thought she just didn't care about anything as she just didn't communicate at all. I learned this morning she gave birth to a still-born child three weeks ago. Today in class she shared her experience and I recognize this strength Acehnese women find when confronted to tragedies. She also wrote me a full page describing her wedding so I could "understant our culture". She' an amazing woman.
I could describe all of them but I think i'll stop there.. next time, i'll post pictures!
Best to all,
Emily
Pauvre Palestine
Face à l'échec de l'unité palestinienne, la réponse du poête palestinien et Dieu d'écriture Mahmoud Darwish
Ha'aretz, 22 juin 2007
http://www.haaretz.com/hasen/spages/873759.html
Leçons de Palestine dans le monde arabe
Zvi Bar'el
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
"Devions-nous tomber de ces nobles hauteurs, devions-nous voir le sang couler de nos mains pour comprendre que nous n'étions pas les anges que nous pensions être? Devions-nous exposer notre nudité en public pour ne pas demeurer vierges? Oh, combien nous nous sommes menti à nous-mêmes quand nous disions : Nous sommes quelque chose de particulier. Il est pire de se mentir à soi-même qu'à autrui."
"Ce mois de juin a assailli notre mémoire de 40 années de défaites. Car, si nous n'avons trouvé personne pour nous défaire une seconde fois, nous nous sommes débrouillés pour le faire de nos propres mains, ne l'oublions pas. Ce ne sont pas les fanatiques religieux qui me mettent en colère, après tout, ils croient en leur voie, quelque étrange qu'elle soit. Ce sont leurs
partisans laïques qui me mettent en colère, les infidèles parmi leurs partisans qui ne croient qu'en une religion : celle de leur image à la télévision."
Ha'aretz, 22 juin 2007
http://www.haaretz.com/hasen/spages/873759.html
Leçons de Palestine dans le monde arabe
Zvi Bar'el
Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant
"Devions-nous tomber de ces nobles hauteurs, devions-nous voir le sang couler de nos mains pour comprendre que nous n'étions pas les anges que nous pensions être? Devions-nous exposer notre nudité en public pour ne pas demeurer vierges? Oh, combien nous nous sommes menti à nous-mêmes quand nous disions : Nous sommes quelque chose de particulier. Il est pire de se mentir à soi-même qu'à autrui."
"Ce mois de juin a assailli notre mémoire de 40 années de défaites. Car, si nous n'avons trouvé personne pour nous défaire une seconde fois, nous nous sommes débrouillés pour le faire de nos propres mains, ne l'oublions pas. Ce ne sont pas les fanatiques religieux qui me mettent en colère, après tout, ils croient en leur voie, quelque étrange qu'elle soit. Ce sont leurs
partisans laïques qui me mettent en colère, les infidèles parmi leurs partisans qui ne croient qu'en une religion : celle de leur image à la télévision."
Monday, June 11, 2007
Déjà 10 Jours Après...
Bonjour à tous,
Aujourd'hui était la cérémonie chez les Junaedi marquant les 10 jours après le décès d'Amna (tradition musulmane acehnaise). Nous sommes donc allés manger chez eux ce midi avec tout leurs autres amis/famille. Il y avait beaucoup moins de monde qu'à l'enterrement mais quand même la maison était remplie. Nous avons amené du café, du thé et du sucre, comme le veux la tradition.
Lorsque nous sommes arrivés les hommes étaient tous dehors alors les garçons sont restés avec eux tandis que moi Célina et Adèle (de l'ONG d'Abel) sommes entrées. C'était très émouvant. Tout les enfants de la classe d'Amna était là assis en rond, en train de réciter des prières avec leur maitresse. Ils les chantaient et c'était vraiment beau. Cela a duré bien 15 minutes ce qui m'a permis de dégager ma tristesse à travers ces chants. Elly était là, bien sur, et c'était comme si cette puissance et leur foi nous avaient ramené notre petite Amna là, dans le salon. On la sentait parmi nous. Moment très spirituel.
Puis les enfants sont partis, après avoir faire la queue pour saluer Elly qui les embrassait tous sur le front. Il ne restait plus que les amis proches. Nous avons mangé. J'ai attrapé Latifah et lui ai fait plein de guilis (sans initer d'hurlements féroces, ce qui est assez exceptionnel!). Rizal est venu s'assoeir à côté de moi avec en main l'album que nous avons fait à Amna à Noël. Ils ont rajoutés des photos, dont les dernières d'Amna en avril: elle et Putri faisait les belles devant la caméra et on dirait un vrai défilé de mode. Je vais les faire tirer pour pouvoir les partager avec vous: elles sont vraiment belles. Je leur avais aussi préparer deux cd avec toutes les photos et vidéos que j'avais d'Amna et de la famille et de nous sur mon ordinateur.
Nous sommes restés environ une heure et demi mais ça faisait du bien d'être dans la maison avec tout le monde un brin apaisé. Nous retournerons les voir bientôt avec la traduction de tout vos mots de soutien et inch allah certaines de vos lettres qui arriveront bientôt.
Gros bisous à tous
Emily
Aujourd'hui était la cérémonie chez les Junaedi marquant les 10 jours après le décès d'Amna (tradition musulmane acehnaise). Nous sommes donc allés manger chez eux ce midi avec tout leurs autres amis/famille. Il y avait beaucoup moins de monde qu'à l'enterrement mais quand même la maison était remplie. Nous avons amené du café, du thé et du sucre, comme le veux la tradition.
Lorsque nous sommes arrivés les hommes étaient tous dehors alors les garçons sont restés avec eux tandis que moi Célina et Adèle (de l'ONG d'Abel) sommes entrées. C'était très émouvant. Tout les enfants de la classe d'Amna était là assis en rond, en train de réciter des prières avec leur maitresse. Ils les chantaient et c'était vraiment beau. Cela a duré bien 15 minutes ce qui m'a permis de dégager ma tristesse à travers ces chants. Elly était là, bien sur, et c'était comme si cette puissance et leur foi nous avaient ramené notre petite Amna là, dans le salon. On la sentait parmi nous. Moment très spirituel.
Puis les enfants sont partis, après avoir faire la queue pour saluer Elly qui les embrassait tous sur le front. Il ne restait plus que les amis proches. Nous avons mangé. J'ai attrapé Latifah et lui ai fait plein de guilis (sans initer d'hurlements féroces, ce qui est assez exceptionnel!). Rizal est venu s'assoeir à côté de moi avec en main l'album que nous avons fait à Amna à Noël. Ils ont rajoutés des photos, dont les dernières d'Amna en avril: elle et Putri faisait les belles devant la caméra et on dirait un vrai défilé de mode. Je vais les faire tirer pour pouvoir les partager avec vous: elles sont vraiment belles. Je leur avais aussi préparer deux cd avec toutes les photos et vidéos que j'avais d'Amna et de la famille et de nous sur mon ordinateur.
Nous sommes restés environ une heure et demi mais ça faisait du bien d'être dans la maison avec tout le monde un brin apaisé. Nous retournerons les voir bientôt avec la traduction de tout vos mots de soutien et inch allah certaines de vos lettres qui arriveront bientôt.
Gros bisous à tous
Emily
Tuesday, June 05, 2007
A little angel has left us...
Amna left us last friday at 9 o'clock indonesian time. She died in Penang after suffering from a brain hemorragy. Her body was brought back to Banda Aceh this saturday and the funeral was that evening. All news and details are on Amna's website.
http://saving-amna.blogspot.com/
Amna will be missed so much: she was our Acehnese ray of light, our little princess. We won't forget her smile nor her courage and strength
Emily and abel
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